Portrait de femme # 3 Renée Badie

Du 8 août 2020 au 8 mars 2021, nous vous amenons sur les traces de femmes lot-et-garonnaises qui ont marqué l’histoire de notre Département. Tous les mois, partez à la rencontre de ces femmes résistantes, engagées et citoyennes, de ces femmes inspirantes.

Suite de notre série avec Renée Badie, ou la détermination absolue

Renée Badie, ou la détermination absolue

Renée Dubos est née le 21 mai 1906 à Clairac. Dès fin 1940 elle s’implique aux côtés de son mari, Maxime Badie, dans la Résistance, où elle sera connue sous le pseudo de « tante Jeanne » ou « la blonde ». Participant à la création départementale du mouvement Libération, leur domicile devient le lieu privilégié des réunions de résistants.

Son action dans la Résistance est importante: organisation de planques pour les résistants et les réfractaires au STO, organisation de l’évasion de résistants détenus au camp de Boussès, participation à la création du maquis de la Torgue et de deux autres groupes armés (maquis de la Moncaubette et de Saint-Gayrand), participation à la mise en place des MUR (mouvements unis de la résistance) dont elle devient membre du comité directeur. Renée Badie prend tous les risques, notamment en assurant les liaisons avec les maquis de Sud-Dordogne, en prenant part à l’élaboration de plans de sabotage et en assumant les relevés de terrains pour les parachutages d’armes.

En février 1944 elle est arrêtée détenue pendant un mois. Elle est de nouveau arrêtée le 22 mai 1944 par la milice qui l’enferme dans son quartier général au château de Ferron. Interrogée et torturée, elle ne parle pas. Elle n’en ressortira que lors du bombardement du château par les Anglais le 9 août 1944.

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