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Protestants en Agenais, de Henri IV à la Révolution
Le protestantisme est l’une des composantes de la mémoire agenaise. Bien des hommes et de femmes de cette province ont embrassé la foi réformée et de nombreux et cruels épisodes des guerres de religion s’y sont déroulés.
L’exposition a été créée par les Archives départementales de Lot-et-Garonne avec l’aide de l’association "Études, recherches, entretiens pour la conservation du patrimoine".
Elle regroupe de nombreux documents et objets des Archives départementales, du Musée du Désert, de la Société d’histoire du protestantisme français et de particuliers.
Publié il y a 4 mois

Présentation de l'exposition
En 1598, le roi Henri IV, qui a abjuré le protestantisme cinq ans plus tôt, signe l’Édit de Nantes. Il met ainsi fin à 36 ans de guerres incessantes et de troubles entre catholiques et protestants dans le pays.
Cet édit reconnaît comme religion la religion prétendue réformée, organise la coexistence pacifique entre les deux confessions chrétiennes, mais confirme le statut de religion d’État du catholicisme. S’il proclame la liberté de conscience pour tous ainsi que l’égalité d’accès à toutes les charges et dignités, il limite la liberté de culte des réformés aux seuls lieux où il existait en 1596 - 1597.
L’assassinat d'Henri IV en 1610 remet en question le fragile équilibre acquis par l’Édit de Nantes. L’administration royale applique avec sévérité et de façon de plus en plus restrictive l’Édit de Nantes jusqu’à le vider de sa substance.
Á partir de 1661, le pouvoir s’engage dans une politique répressive contraignant les réformés dans leur vie civile comme dans leur liberté de culte jusqu’à recourir, après 1681, à la violence et à la persécution. Les temples sont fermés, les protestants se voient interdire de nombreuses professions ou charges tandis que la contrainte armée les pousse à se convertir. Couronnement ultime de cette politique, l’Édit de Fontainebleau met fin au pluralisme religieux instauré par l’Édit de Nantes.
Après la révocation de l’Édit de Nantes qui interdit le protestantisme à l’intérieur du territoire national, les réformés qui n’acceptent pas de se convertir mais veulent demeurer dans le royaume entrent dans la clandestinité. Certains préfèrent l’exil vers des pays protestants : la Suisse, l’Angleterre, mais surtout la Hollande et l’Allemagne, privant le royaume de nombreux commerçants, industriels, intellectuels ou militaires.
Il faut attendre 1787 pour que, sous l’influence des idées des Lumières et la progression de la tolérance, les réformés retrouvent une existence légale et un état civil. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de septembre 1789 leur accorde la liberté de conscience.
Informations pratiques
Publié le 24 octobre 2025
Agen


