Armand Fallières, un Lot-et-Garonnais à l’Elysée

Armand Fallières (1841-1831) est né à Mézin en Lot-et-Garonne. Il a commencé sa carrière d'avocat et d'homme politique à Nérac, dont il est élu maire, puis a présidé l'assemblée départementale.

Par la suite, c'est comme représentant de Lot-et-Garonne qu'il a siégé à la Chambre comme député et au Luxembourg comme sénateur.

Devenu président de la République, il n'a eu de cesse de vanter les mérites de son département d'origine et de ses compatriotes.

Publié il y a 4 mois

Présentation de l'exposition

Armand Fallières passe sa jeunesse à Mézin. A 13 ans, ses parents l'envoient au lycée d'Angoulême pour y perdre son accent gascon (qu'il conservera pourtant toute sa vie). Il part ensuite étudier le droit à Paris où il fréquente surtout les réunions politiques républicaines. Rappelé par son père inquiet de cette passion pour la politique, il termine son droit à Toulouse avant de s'installer comme avocat à Nérac.

Républicain et opposant à l'Empire dès sa jeunesse, Armand Fallières se lance rapidement dans la politique locale. Conseiller municipal, puis maire, il reste premier édile de la cité jusqu'en 1878. En 1871, il entre comme représentant du canton de Nérac au Conseil général dont il devint président de 1883 à 1886.

En 1876, il devient député puis sénateur en 1890. Réélu en 1897, il est porté à la présidence du Sénat trois ans plus tard. Parallèlement il occupe divers postes ministériels : à l'Intérieur, à la Justice et à l'Instruction publique. Il est même président du Conseil pendant une brève période, en 1883, mais n'exerce guère ses fonctions car il tombe malade et doit rester alité.

Candidat du bloc des gauches, il est élu président de la République le 17 janvier 1906. Instrument entre les mains de Clémenceau pour ses ennemis, président républicain pour les autres, Armand Fallières est durant son septennat fidèle au rôle d'arbitre que la constitution lui attribue. Ce républicain modéré et provincial, cet homme attaché à ses racines et son terroir gascon, incarne la République tranquille et triomphante.

Par ses nombreux voyages à l'étranger et les réceptions de souverains qu'il ne cesse d'organiser, le président Fallières travaille à consolider la Triple entente entre la France, la Russie et l'Angleterre face à l'Allemagne.

A l'intérieur, son septennat est sans histoire. Doté d'un jugement sûr et d' « une intelligence la plus avertie » selon Édouard VII d'Angleterre, Armand Fallières n'est vraiment antipathique au public que lorsqu'il gracie Albert Soleilland qui a été reconnu coupable du viol et du meurtre d'une fillette. L'affaire, qui donne lieu à un véritable feuilleton journalistique en 1907, suscite un vif émoi populaire.

En 2006, les Archives départementales de Lot-et-Garonne célèbrent le centenaire de son entrée à l'Elysée grâce à l'achat de la très riche collection Souiry (AD47 - cote 127 J). A travers des cartes postales, des photographies, des plaques de verre, des articles de presse et caricatures, auxquels ont été ajoutées quelques autres pièces écrites ou figurées des Archives départementales, sont retracées la vie et la carrière de cet homme politique.

Informations pratiques

Publié le 24 octobre 2025

Agen